Tableau de bord
 

Le tableau de bord se caractérise par un compteur rectangulaire placé en son centre [image 1]. Il a été extrait de la voiture après avoir démonté l'entourage de pare-brise. À première vue, ce tableau apparaît de couleur grise, alors que d'après la littérature abondante existant sur la 203, une Peugeot 203 de 1950, qu'elle soit noire, beige mastic (!) ou bordeaux (rouge Villemer), devrait posséder un tableau de bord de couleur brune. N'ayant jamais été très fort pour nommer les couleurs, j'ai quand même du mal à assimiler la couleur de mon tableau de bord à du brun (aussi appelé beige ambré).

Parmi les autres petits détails de ce tableau de bord, l'arrière de cette pièce n'est pas peint, et semble être resté juste en apprêt. Il y a même une mention manuscrite faite à la craie ("65"). Autre chose encore, la présence d'un bouton rotatif (visible sur l'image 1, à gauche du compteur) et de deux boutons à tirette à l'extrême gauche…j'en comprendrais la fonction au moment de l'étude du faisceau électrique (voir plus bas). Vous noterez au passage l'aspect peu engageant du volant, complètement craquelé – une constante sur tous les premiers volants de 203, réalisés dans une matière à base de corne – sur tout son pourtour et dans la partie centrale [image 2], et le vide relatif régnant à l'emplacement des diverses commandes situées normalement derrière le volant.

restauration 203
1 - Tableau de bord
restauration 203
2 - Centre de volant
 
 
Faisceau électrique
 

Au cours du démontage de la voiture, j'ai opté pour l'extraction du faisceau électrique en un seul morceau sans couper le moindre câble, ce qui me paraissait jouable à l'étude du cheminement des câbles dans les différentes parties de la carrosserie et du schéma électrique présenté dans la revue technique automobile (RTA). Cela se réalise en fait sans trop de difficultés, le plus compliqué étant d'arriver à plier les câbles pour pouvoir les faire passer au travers des passages dans la tôle, puisqu'avec le temps, les gaines sont devenues plus ou moins rigides, voire cassantes. On récupère ainsi tout le câblage attaché au tableau de bord [image 3].

Il faut ensuite repérer les différents câbles, aidés en cela par la présence sur les cosses d'un manchon plastique noir – devenu lui aussi très cassant avec le temps – sur lequel est gravé (pas toujours d'ailleurs) un numéro [image 4] que l'on peut retrouver sur le schéma électrique présent notamment dans la RTA. Dans les revues ou sur internet, il est souvent fait mention de la méthode de la planche à clous pour repérer les câbles… c'est bien, mais si on veut étirer complètement le faisceau, cette planche ne rentre pas chez moi, et je ne suis pas sur que le propriétaire des lieux accepte que je plante des clous dans le parquet tout neuf ;o). J'ai donc opté pour une autre méthode, celle du repérage de tous les câbles par de petits morceaux de papier avec un numéro de référence, placés aux deux extrémités du câble concerné. À ce numéro sont ainsi associés la section du câble, le type de connecteur, le numéro de la RTA, etc. En cours d'opération, le chantier ressemble à ce qui est présenté sur la photo 5.

Avec cette méthode, à chaque fois que je considère un câble, je redessine le faisceau correspondant sur une feuille, mon faisceau ayant subi quelques « bidouillages » par rapport à l'origine, on va y revenir… On obtient alors quelque chose qui ressemble à la documentation de la RTA, mais en plus aéré [image 6]. Les plus observateurs auront noté l'absence de lien vers les flèches de direction et les feux de stationnement…et c'est justement là que la bidouille est intervenue. Dans la description du tableau de bord, je mentionnais des manques de pièces derrière le volant, et l'existence d'un bouton rotatif et de deux interrupteurs à tirette sur la partie gauche du tableau de bord [image 7]. Et bien ces différentes pièces ont été mises en place par un ancien propriétaire pour pallier le manque du boîtier COVIR d'indicateurs de direction, avec un cablage qui mêlait joyeusement flèche et feu de stationnement…

Je reprendrai cette partie du faisceau après avoir pu procéder à l'étude des branchements sur un COVIR en stock…mais pas à proximité. Pour ce qui est des câbles et autres fournitures diverses, j'ai profité d'un voyage avec mon coupé 504 au salon de Reims 2006 pour acheter chez Dépanoto les quelques 80 mètres de câble de section 1.5, 2.5 et 4 mm2, cosses et fournitures diverses [image 8] permettant de commencer la réfection du faisceau. J'ai aussi profité de ce voyage à Reims (900 km tout de même :)) pour acheter autre chose, mais de ceci il sera bien assez tôt pour en reparler (silence radio pour ceux qui savent, MERCI).

restauration 203
3 - Faisceau électrique complet
restauration 203
4 - Les manchons plastique numérotés
restauration 203
5 - Chantier « faisceau » en cours
restauration 203
6 - Mon schéma électrique
restauration 203
7 - Les indicateurs de direction modifiés
restauration 203
8 - Les fournitures de base pour un nouveau câblage
 
 
 
 
Mise à jour : 14/07/2017
 
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